La Kosen Sangha

Maître Kosen Thibaut est né à Paris en 1950 et a quitté ce monde en 2025. Proche disciple et successeur de maître Taisen Deshimaru, il a reçu l’ordination de moine zen en 1971, puis le shiho, transmission du Dharma, en 1984, devenant le 83ᵉ successeur du Bouddha Shakyamuni dans la tradition Sōtō. Maître libre, anticonformiste et souvent iconoclaste, il a poursuivi la mission de Deshimaru : transmettre un zen vivant, sans dogme, fondé sur la pratique de zazen et l’expérience directe.

La Kosen Sangha est la communauté de pratique rassemblée autour de maître Kosen Thibaut, l’un des proches disciples et successeurs de maître Taisen Deshimaru, qui transmit le zen Sōtō en Occident. Par son enseignement, maître Kosen a poursuivi la mission de son maître : rendre vivante, accessible et profonde la pratique de zazen, non comme une idée ou une doctrine, mais comme une expérience directe du corps et de l’esprit.

Maître Kosen reçoit l’ordination de moine zen en 1971 auprès de maître Deshimaru. En 1984, il reçoit le shiho, la transmission du Dharma, de maître Niwa Zenji, alors haute autorité du zen Sōtō au Japon. Cette transmission l’inscrit dans la continuité de la lignée du Bouddha Shakyamuni, par Dōgen, Kōdō Sawaki et Taisen Deshimaru.

La Kosen Sangha commence à se former à partir de 1993, lors d’un camp d’été en Suisse. Elle deviendra ensuite l’Association Bouddhiste Zen Deshimaru. Aujourd’hui, elle est présente dans plusieurs pays, en particulier en Europe et en Amérique du Sud, avec de nombreux lieux de pratique, dojos et temples. Ses deux lieux principaux sont le temple zen Yujo Nyusanji, en France, et le temple zen Shobogenji, en Argentine, premier temple zen fondé en Amérique du Sud par maître Kosen.

Entrer en relation avec la Kosen Sangha, c’est rencontrer une pratique rare : une tradition ancienne, mais vivante ; exigeante, mais profondément humaine ; silencieuse, mais tournée vers le monde. Dans cette sangha, zazen n’est pas séparé de la vie quotidienne. Il se pratique dans le dojo, mais aussi dans la manière de travailler, d’écouter, d’aider, de traverser les difficultés, de vivre avec les autres.

La beauté de cette pratique tient peut-être à sa simplicité : s’asseoir ensemble, en silence, dans la même posture, respirer profondément, laisser passer les pensées, ne rien chercher à obtenir. Dans une époque qui nous disperse, la sangha offre un espace de retour à l’essentiel. Elle n’est pas seulement un groupe ; elle est une présence collective, une force discrète, un lieu où chacun peut retrouver ce qui, en lui, n’a jamais été perdu.

Maître Kosen a quitté ce monde en 2025, laissant à ses disciples la mission de continuer la pratique et la diffusion du zen. Sa transmission demeure vivante dans les temples, les dojos, les retraites, les mondos, les enseignements et surtout dans la pratique silencieuse de zazen, actualisée jour après jour par celles et ceux qui s’assoient.

Le Dojo Zen d’Antony fait partie de cette sangha. Il s’inscrit dans cette continuité : pratiquer simplement, ensemble, dans l’esprit de maître Deshimaru et de maître Kosen, et permettre à chacun de rencontrer, au cœur de sa propre vie, la profondeur du zen vivant.